Comment la qualité de l’air intérieur affecte-t-elle notre santé ?
Une personne adulte inhale environ 10 à 12 litres d’air au repos. Cette quantité varie cependant en fonction de l’activité physique pratiquée. Et, il faut savoir que l’air que nous respirons renferme différents gaz (dioxyde d’azote, le dioxygène, argon, vapeur d’eau) et des particules issues de la pollution. Une concentration importante en polluants peut cependant nuire à notre santé. C’est surtout le cas lorsque nous passons la majorité de notre temps dans des espaces clos. Nous en parlons dans cet article. Découvrez comment la qualité de l’air intérieur influence notre santé.
Quand la qualité de l’air intérieur devient-elle dangereuse pour notre santé ?
Au bureau comme à la maison, l’air que nous respirons n’est jamais totalement sain. Mais lorsque le taux de pollution présent dans celui-ci devient trop conséquent, il peut affecter négativement notre bien-être. Mais à partir de quel moment faut-il s’inquiéter ?
En intérieur, les sources de pollutions sont diverses (ex. : meubles, décorations, produits d’entretien ménagers, cosmétiques, etc.). Néanmoins, cela devient problématique dès lors que la concentration en polluants atteint son pic. Il existe d’ailleurs des signes annonciateurs de la mauvaise qualité de l’air. C’est le cas d’un niveau élevé d’humidité, de monoxyde de carbone, d’acariens, de pollens et de molécules chimiques. Pour quantifier ces substances, une analyse de la qualité de l’air intérieur devra être réalisée. L’intervention d’un spécialiste du domaine est en l’occurrence préconisée.
Ainsi, il faut savoir que la qualité de l’air et la santé des personnes fréquentant un local confiné sont étroitement liées. Il faut donc s’assurer de la bonne aération et ventilation des lieux pour permettre le renouvèlement de l’air en permanence et restreindre les effets néfastes de l’inhalation de pollution.
Focus sur les effets observés d’une mauvaise qualité de l’air sur notre santé
Les conséquences de la mauvaise qualité de l’air sur notre santé peuvent être désastreuses. En effet, elle n’affecte pas uniquement notre bien-être, car nos performances peuvent également en souffrir.
En plus d’être ressentie comme désagréable, la pollution de l’air intérieur nuit à notre capacité de concentration et réduit, par conséquent, notre productivité. D’ailleurs, ce problème de concentration s’accompagne d’un manque de bien-être. Un air intérieur vicié est souvent à l’origine de l’irritation des yeux, du nez ou de la peau. Néanmoins, il peut détériorer considérablement l’état de santé de personnes souffrantes d’allergies ou de problèmes respiratoires chroniques comme l’asthme.
Par ailleurs, une exposition à long terme aux polluants peut causer de graves maladies des voies respiratoires et du système cardiovasculaire. Il y a par exemple les particules fines n’excédant pas 10 microns (PM10) qui, une fois inhalées, se logent profondément à l’intérieur des poumons. Outre les irritations et les inflammations, celles-ci peuvent endommager la muqueuse des voies respiratoires. Il existe même des particules plus petites encore à savoir les PM2,5 avec un diamètre inférieur à 2,5 microns. Celles-ci peuvent franchir la barrière pulmonaire et circuler dans le sang. Ce qui accentue les risques de cancer du poumon, de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
En conclusion, la qualité de l’air intérieur et la santé des personnes fréquentant des espaces clos sont étroitement liées. Certes, l’air que nous respirons n’est pas totalement pur, car elle est composée de divers gaz et de polluants. Mais lorsque le pic de pollution est atteint, cela représente un véritable danger pour notre bien-être. Un air intérieur vicié ne cause pas uniquement une sensation désagréable passagère. Il peut, à long terme, engendrer de graves problèmes sanitaires comme le cancer.