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Les polémiques du web autour la cigarettes électronique sont-elles justifiées ?

Les polémiques du web autour la cigarettes électronique sont-elles justifiées ?

Depuis maintenant plusieurs années, des mauvaises nouvelles sur la e-cigarette sont régulièrement relayées sur les plus grands sites d’informations de la Toile. On parle de sa propension à provoquer le cancer, des risques sanitaires qu’elle peut impliquer pour les poumons, l’ADN, la bouche… Et dernièrement, ce sont les explosions de cigarette électronique qui sont sur le devant de la scène. Nous allons aborder dans cet article les quatre aspects de la cigarette électronique qui ouvrent des débats, parfois passionnés, sur les supposés risques engendrés par la e-cigarette.

La plupart de ces sujets concernent directement la santé du vapoteur et son entourage mais l’un d’entre eux visent les risques d’accidents avec ce type d’appareils qui peut mettre à mal l’intégrité physique de l’utilisateur.

Les différences majeures avec le tabac

Le principe même de la cigarette traditionnelle est la combustion. C’est une calcination du tabac et du papier à plus de 200°C qui produit deux substances chimiques notamment cancérigènes : le goudron et le monoxyde carbone. Le résultat de cette combustion est une fumée, c’est pour cette raison que l’on utilise le verbe « fumer ». Avec la cigarette électronique, les choses sont bien différentes. Il n’y a pas de combustion proprement dit puisque la chauffe du e-liquide reste en deçà des 100°C. Voilà pourquoi on ne parle plus de « fumée » mais de « vapeur » et que l’on utilise toujours dans la même logique le verbe « vapoter ». Les experts considèrent que les résultantes de la combustion représentent la plus grande part de la toxicité de la cigarette traditionnelle. On peut ainsi en déduire qu’en l’absence de combustion, le danger de la cigarette électronique est modique par rapport à celui de la cigarette classique. Mais la cigarette à combustion présente d’autres sources de nocivité. Nous voulons parler ici des 7000 additifs contenus dans une « clope » dont certains sont propices aux accidents cardio-vasculaires et vasculaires cérébrales, aux maladies respiratoires et surtout 70 d’entre eux sont des cancérigènes primaires ! La cigarette électronique et les e-liquides n’en contiennent pas et n’en produisent aucun.

Incitation au tabac

Le deuxième danger supposé de la cigarette électronique serait sa propension à inciter ses utilisateurs à consommer du tabac. C’est d’ailleurs l’un des arguments les plus appréciés par la ministre Marisol Touraine pour vilipender la e-cigarette. Or, d’après toutes les enquêtes menées sur cette question (à Paris, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis…), la très grande majorité des vapoteurs avaient déjà consommé du tabac auparavant et c’est d’ailleurs pour lutter contre cette dépendance et quitter le tabagisme qu’ils utilisent aujourd’hui la cigarette électronique. Les non-fumeurs qui utilisent la e-cigarette représente quelques pourcents et leur vapotage est jugé occasionnel. Cette questionne ne se pose donc pas.

Des émissions de métaux lourds

Une étude américaine avait constaté en 2015 dans la vapeur émise par les cigarettes électroniques, des substances nocives comme le formaldéhyde et l’acroléine. Mais ce que les scientifiques à la direction de cette expérimentation ne disent pas, c’est qu’ils avaient remplacé les vapoteurs humains par des robots simulant les inhalations mais avec une fréquence et une intensité bien plus importantes, ce qui a permis la production de ces toxines. Car aucune des substances ne pourrait être retrouvés dans une cigarette électronique, quelque soit d’ailleurs l’arome et liquide utilisé. C’est bien la manière dont on utilise le matériel qui peut causer ces risques. Des experts indépendants ont même affirmé publiquement que ces concentrations ne pouvaient être reproduites dans un cadre normal de vapotage. Le professeur Dautzenberg a rappelé qu’une casserole vide placée sur le feu produisait du formaldéhyde. Quant à l’acroléine, elle apparaît lors de la décomposition de la glycérine végétale à plus de 200°C mais le propylène glycol est là pour maintenir l’e-liquide à une température inférieure à 100°C. D’autre part, la plupart des appareils aujourd’hui disposent un contrôle de température qui préservent l’utilisateurs de ces risques.

 

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