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Quelles sont les différentes méthodes pour arrêter de ronfler ?

Quelles sont les différentes méthodes pour arrêter de ronfler ?

Les ronflements se caractérisent par une émission plus ou moins de bruits plus ou moins importants durant le sommeil. Généralement bénins, ils peuvent néanmoins constituer une gêne pour l’entourage ou être le signe d’une affection plus grave. Dans tous les cas, différentes méthodes peuvent être adoptées pour arrêter de ronfler. En voici quelques-unes.

Choisir une méthode pour arrêter de ronfler

Pour choisir la bonne méthode pour arrêter de ronfler, il faut tenir compte d’un certain nombre d’éléments. Il est important de considérer les origines du phénomène, sa gravité et les éventuelles complications constatées (comme l’apnée du sommeil) sans oublier la gêne subie par l’entourage. Le « traitement » dépend des causes identifiées.

Des changements de mode de vie

En cas de ronflements légers, des changements dans le mode de vie sont susceptibles d’apporter des améliorations et atténuer les « bruits » nocturnes. Quelques mesures simples peuvent être bénéfiques comme le fait de dormir sur le côté (voir nos conseils pour mieux dormir), d’éviter les produits excitants tels que l’alcool ou le tabac. Il peut également être avantageux de perdre quelques kilos, pour les personnes en situation de surcharge pondérale.

Décongestionner le nez

Dans le cas où le ronflement est lié à une obstruction du nez, il est nécessaire de décongestionner celui-ci. Il peut s’agir d’un rhume. Si tel est le cas, un médicament décongestionnant apporte un véritable soulagement. S’il s’agit plutôt d’une congestion chronique, l’utilisation d’un vaporisateur à base de stéroïdes peut être envisagée. Il y a également la bandelette en plastique qui se place directement sur le nez et dont le rôle est d’écarter les narines afin d’augmenter le flux d’air à ce niveau.

À noter que la congestion du nez peut être liée à une allergie. Dans ce cas, il est nécessaire de se débarrasser des allergènes susceptibles de causer un nez bouché, que ce soit la poussière, les animaux ou encore certaines plantes. En fonction du cas, il est possible que le médecin préconise un antihistaminique.

L’orthèse anti-ronflement

L’orthèse dentaire anti-ronflement est généralement recommandée pour traiter un ronflement lié à des muscles de la gorge affaissés. Cette prothèse sur mesure se porte durant la nuit, permettant de faire bouger la mâchoire.

Cet appareil est constitué de deux gouttières en résine ou en polycarbonate. De manière générale, celle du haut est fixe tandis que celle du bas est mobile, permettant de bouger la mandibule. Cette dernière avance, ce qui s’accompagne d’une langue qui avance également : le fond de la gorge est alors plus spacieux, permettant à l’air de mieux y circuler. En fonction du cas, les gouttières peuvent recouvrir tout ou partie des dents.

Agrandir le pharynx

Pour les patients qui ne peuvent pas porter une orthèse dentaire anti-ronflement pour une raison ou pour une autre (à cause d’une intolérance par exemple) et pour ceux qui ont un pharynx trop étroit, il est envisageable d’agrandir ce dernier via une petite chirurgie pour optimiser la circulation de l’air. Cette méthode est envisageable lorsqu’un défaut anatomique a été identifié.

L’appareil de ventilation CPAP

Pour les patients dont les ronflements sont combinés avec des apnées du sommeil, le recours à un appareil de ventilation CPAP (ou Continuous Positive Airway Pressure » qui se traduit par « Ventilation par Pression Positive Continue ») est indispensable. Il s’agit d’un masque nasal relié à une pompe dont le rôle est d’introduire l’air dans la bouche grâce à une pression qui est un peu plus forte que la pression atmosphérique. Grâce à ce flux d’air, les tissus ne risquent pas de s’affaisser. À condition d’être bien accepté par l’organisme, l’usage de l’appareil de ventilation CPAP apporte d’excellents résultats. Pour cela, il faut néanmoins le porter quotidiennement.

La chirurgie

Cette méthode ultime s’adresse aux patients souffrant de ronflements sévères avec apnées du sommeil. Concrètement, une portion du voile du palais ou encore la luette est retirée (voire les deux en même temps). De cette manière, les voies respiratoires supérieures sont libérées. En fonction du cas, il est aussi envisageable de retirer les amygdales (si elles sont trop volumineuses) ou les polypes nasaux (s’il y en a). La chirurgie en vue de traiter les ronflements s’effectue généralement sous anesthésie générale.

Recourir à la radiofréquence

La radiofréquence est une technique consistant à agir directement sur le voile du palais qui est rendu plus rigide grâce à des faibles pulsions électriques appliquées via une électrode ou un laser, sous anesthésie locale. C’est une méthode qui convient uniquement pour les ronflements isolés. En recourant à la radiofréquence, il faut prévoir trois séances à raison d’une séance toutes les six semaines environ. Les changements se ressentent après au moins six semaines. S’il s’agit d’un traitement au laser, les résultats se constatent après quatre semaines et il faut prévoir jusqu’à cinq séances et s’attendre à des suites plutôt douloureuses. Dans tous les cas, les effets des traitements s’atténuent au fil des séances.

Enfin, il convient de souligner qu’il existe des traitements naturels qui peuvent porter leurs fruits comme l’homéopathie, la phytothérapie qui fait appel aux vertus des plantes ou encore l’acupuncture et les bagues d’acupression qui se basent sur des points à stimuler pour atténuer les ronflements.

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